4.6.12

Les fruits des "exercices de saint Ignace" en cinq jours

Une des maladies des traditionalistes est la manie des retraites des cinq jours des Exercices spirituels selon la méthode du P. Vallet. Ces retraites font beaucoup de mal.

Pour une illustration du mal fait par ces retraites, par certains aspects démoniaques, on peut lire les attaques dont j'ai fait l'objet par un pseudonyme "Le Christ est roi" :


-----------La mule de Merlin-----------
C'est une vérité fondamentale que l'Écriture Sainte et la Tradition Apostolique ne cessent d'enseigner et de célébrer : "Le monde a été créé pour la Gloire de Dieu" (saint Irénée).
Dieu a créé toutes choses, "non pas pour accroître sa Gloire, mais pour manifester et communiquer cette Gloire". (saint Bonaventure).
Car Dieu n'a pas d'autre raison pour créer que sa charité et sa bonté : 
"C'est la clé de la charité qui a ouvert sa main pour produire les créatures" (saint Thomas d'Aquin).
Et le concile du Vatican explique :
"Dans sa bonté et par sa force toute-puissante, non pas pour augmenter sa béatitude, ni pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'Il accorde à ses créatures, ce seul vrai Dieu a, dans le plus libre dessein, tout ensemble, dès le commencement du temps, créé de rien l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle."
Ce que saint Ignace de Loyola résume en une courte phrase : 
"L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur..."
(Exercices spirituels : Principe et fondement)
Il est notre Père, de Lui nous tenons tout, "la vie, le mouvement et l'être..." (Ac 17, 25).
C'est à dire un devoir de stricte justice vis-à-vis duquel la créature humaine comme Merlin n'a pas plus de droit à l’existence que sa mule car en faussant cauteleusement le serment baptismal que vous avez fait au Père, vous faisant sans vergogne l’apologiste des droits de l’homme sans Dieu plutôt que celui du Saint Décalogue, vous n’auriez plus de droit à l’héritage promis aux enfants « car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? Ou bien qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? » [l’enchanteur Merlin peut-être faisant valoir ses droits à son Créateur ?]
L’Homme n’a aucun droit, Dieu aurait très bien pu se passer de son existence comme de celle de Merlin et de sa mule !
« De lui, par lui et pour lui sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !
En tout temps, je bénirai le Seigneur. toujours sa louange sera dans ma bouche. 
(Ps 33, 2)
« Hypocrite [Merlin], commence par enlever la poutre de ton œil ;
Après quoi, tu verras clair pour enlever le fétu de paille dans l’œil de ton frère. »

Voilà les beaux résultats des retraites de cinq jours ! 

(Le "concile du Vatican", semble être Vatican 1. La mise entre crochets est de l'auteur lui-même ; je n'ai rien touché au texte.)

Faut-il une déclaration des devoirs plutôt que des droits ?

Les "traditionalistes" opposent les dix commandements donnés à Moïse aux droits universels de l'homme. Les dix commandements seraient bons, mais les droits de l'homme seraient forcément mauvais.

Ils ne savent pas que toute obligation est un lien social qui suppose un créancier et un débiteur. On peut donc voir l'obligation du point de vue du débiteur (les dix commandements) ou du créancier (déclaration des droits). En substance, c'est la même morale.

3.6.12

Le bonheur des Ratzinger

Le Pape répondant à la question d'une petite vietnamienne qui l'interrogeait sur sa famille :

[Le dimanche] débutait le samedi soir par la lecture de la messe que notre père nous lisait... De cette manière nous étions introduits dans la liturgie dans un esprit festif... Notre maison étant proche de Salzburg nous avons baigné dans la musique, Mozart, Schubert, Haydn. Au Kyrie de la messe, c'était comme si le ciel s'entrouvrait!... Nous étions un seul coeur et une seule âme dans des temps très difficiles, la guerre, la dictature puis la misère. Mais nos expériences partagées et l'amour qui régnait en famille était si fort que la plus simple des choses était une joie partagée, et que nous parvenions à tout supporter... Dieu se reflétait dans mes parents, ma soeur et mon frère, et c'est comme cela que j'ai grandi dans la certitude qu'il est bon d'être homme à l'image de la bonté divine... Nous étions pleinement heureux dans cette atmosphère de confiance, de joie et d'amour. Je pensais que le Paradis devait ressembler à la famille de ma jeunesse. C'est pourquoi j'ai l'espoir de rentrer à la maison en allant de l'autre côté de ce monde".

Nathalie Dessay dans l'air de la reine de la nuit



On peut admirer le génie de Mozart servi par l'immense talent de Nathalie Dessay dans cette vidéo.

Chantal Eyméoud reste muette

Sur le site de Chantal Eyméoud qui se présente à la députation pour les Hautes Alpes soutenue par l'UMP, hier j'ai posé une question sur deux points non négociables :

1) respect de la vie de la conception à la mort naturelle
2) mariage entre un seul homme et une seule femme

Ma question n'a reçu aucune réponse, ma question n'a même pas été publiée. Les députés votent les lois.

Concept de "christianophobie" ? Non merci !



Or les traditionalistes, du fait de leur refus des droits universels fondent des organisations qui fragmentent la société en copiant les islamistes. (Elles parlent de "christianophobie" qui est un concept copié sur le concept de "islamophobie", lequel concept fut forgé par les islamistes dans des intentions de rendre présentable une revendication d'inégalité). Les deux concepts sont à refuser. Il ne faut pas fragmenter la société, il faut lutter pour les droits universels de l'homme partout, toujours et y compris en Occident et dans la religion catholique (les évêques bafouent parfois les droits fondamentaux des fidèles, notamment la liberté religieuse, la liberté de pensée et la liberté d'initiative, au nom de la foi).

Aujourd'hui nous avons les "traditionalistes" qui refusent les droits universels de l'homme d'un côté (alors que sur certains points, ils les défendent bien mieux que beaucoup d'autres) et de l'autre les catégories qui tentent de s'approprier ce concept à leur profit particulier, ce qui est incohérent.

Pour Asia Bibi, revendiquons un gouvernement mondial


Dans une interview à Eglise d'Asie sur le cas de madame Asia Bibi, monsieur Paul Bahtti, frère de Shabbaz Bhatti, ministre chrétien assassiné en 2011 nous informe de la situation dans son pays et formule quelques revendications. 

D'une part, il rappelle que le cas de madame Bibi cache le fait que beaucoup d'autres chrétiens sont emprisonnés et dans des conditions pires que celle qui sont réservées à notre héroïne. Il demande aussi aux Occidentaux de cesser leurs interventions qui sont perçues par les Pakistanais comme des interventions arrogantes dans les affaires intérieures du Pakistan. Accessoirement, il décrit une situation chaotique au Pakistan due à la grande faiblesse du gouvernement.

En lisant cela, je me fais les réflexions suivantes : 

Si, de l'Europe, on défend madame Bibi, on donne l'impression aux Pakistanais d'être des néo-colonialistes. Car en Occident les droits humains sont très souvent bafoués (avortement, "mariage homosexuel", socialisme, laïcisme...) sans qu'aucune voix autorisée n'y trouve à redire. Les musulmans, avec raison, sont très sensibles à cette incohérence de l'Occident.

La seule solution pour ne pas abandonner madame Bibi, sans nuire à sa cause est de militer pour un gouvernement mondial chargé de faire respecter les droits de l'homme partout dans le monde. Ce gouvernement dont le chef devra être issu des différentes parties du monde et des différentes ethnies et races. Il ne vexerait donc personne (roulement rapide des chefs mondiaux, six mois d'exercice du pouvoir et puis nouveau chef, issu d'une autre race et d'une autre région du monde). Il devra délivrer des injonctions aux nations. Ces injonctions pourront concerner les législations, les institutions et les jurisprudences pour les mettre en accord avec les droits fondamentaux de l'homme.

1.6.12

Intéressant mise au point sur la liturgie par l'abbé Aulagnier

L'abbé Aulagnier fait une intéressante mise au point sur la liturgie reprenant des travaux fort intéressant de Mgr Gramber sur la liturgie traditionnelle.

Voici un extrait de la conclusion :



Voilà autant de « déficiences théologiques », – Jean Paul II, lui, parlera d’ « ombres »liturgiques -, graves de la messe issue de Vatican II – ma liste ici n’est pas exhaustive – qui pourraient être corrigées, comprises et ainsi ré-orientées, c’est-à-dire réformées par les «bienfaits théologiques de la messe tridentine ». C’est ce que disait déjà le cardinal Stickler dans sa conférence donnée à Fort Lee dans le New Jersey, le 20 mai 1995. La messe tridentine est vraiment l’archétype de la liturgie romaine. Voila, me semble-t-il, le sens de cette phrase du cardinal espagnol : le Motu Proprio est « une aide pour orienter et mieux comprendre l’actuelle « forme ordinaire » de la Liturgie Romaine selon une « herméneutique de la continuité ». (...)

Ce qui me chagrine dans le Motu proprio du 7/7/7, c’est que le rite central de l’Eglise, celui sur lequel se règlent tous les autres est qualifié d’extraordinaire… C’est lui le rite ordinaire !

D’autant que le nouveau rite a été imposé avec violence (dans certains cas physique), sous la menace et l’insulte, contre le droit fondamental de l’homme à la liberté religieuse. Le rite de Paul VI est, lui, vraiment un rite extraordinaire, qui a bafoué la théologie et a été imposé contre les droits des prêtres et des fidèles.






Communiqué d'Alexandre Simonnot sur le préservatif de Taverny

La municipalité de Taverny s'était rendue coupable d'un délit (exhibition sexuelle) en édifiant un "préservatif géant" obscène. Monsieur Simonnot avait courageusement rétabli l'ordre en détruisant de "préservatif géant". Il a été, de ce chef, poursuivi et condamné par la "justice" française. Honneur à monsieur Simmonnot, honte aux magistrats !

Voici son communiqué au sujet de cette affaire :



En décembre 2006, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, la municipalité socialo-communiste de Taverny, avec la complicité silencieuse de l’UMP, érigeait à l’entrée de la ville un immonde préservatif géant de 11m de hauteur, en le facturant 9000€ aux contribuables !

Pour avoir osé déchirer cette obscénité qui constituait, de toute évidence, un attentat à la pudeur, un outrage aux bonnes mœurs et un objet de scandale notamment pour les jeunes enfants, j’ai été condamné à plus de 10.000€ d’amendes et dommages-intérêts !
Grâce à un immense élan de solidarité de très nombreux patriotes de la France entière et même de l’étranger, j’ai enfin pu réunir cette somme considérable et payer ce à quoi cette parodie de justice m’avait condamné.
Je remercie du fond du cœur tous mes généreux bienfaiteurs. Et si, à l’avenir, la municipalité de Taverny réitérait une pareille provocation, qu’elle sache que je renouvellerai mon action et que je serai à nouveau soutenu.



Débat sur la liturgie entre Mgr Aillet et un dominicain

Riposte catholique met en ligne un débat entre Mgr Aillet et un dominicain, le Père Gouze.

Ce débat est lancé par le Père Gouze qui se met à déblatérer sur la piété des anciennes générations. Je dois dire que je souffrais tellement en entendant ces méchancetés que je n'ai pu aller plus loin.

Il est illicite d'attaquer nos pères dans la foi en les traitant de conformistes débitant des prières comme des machines en quelque sorte. D'abord le bon Père le fait sans titre. Ensuite, il le fait injustement si l'on pense aux trésors de charité qui ont été dépensés par nos prédécesseurs à qui nous devons énormément.

C’est plus fort que moi, je ne peux supporter que l’on attaque ainsi des gens arbitrairement. Ils sont morts, ils ne peuvent même pas répondre. Cela me révolte. 

S'il me lisait, je dirais au Père Gouze : "- Convertissez-vous mon Père ! Respectez les droits de l’homme. Respectez la liberté de l’homme, même si ce sont ceux de vos pères dans la foi."

Monsieur Dominique Souchet et la laïcité, je suis plus libéral que lui


Je suis presque d'accord avec monsieur Dominique Souchet, valeureux député dont je souhaite la réélection.
Cependant lorsqu'il déclare :
"Si elle [la laîcité] ne s'érige pas elle-même en religion de substitution, la laïcité peut être saine en ce qu'elle implique simplement le découplage de l’appartenance religieuse et de l’appartenance politique, la dissociation entre citoyenneté et confessionnalité. "
Je ne peux être parfaitement d'accord.
Nous sommes nés libres, la laïcité n'interdit donc nullement que celui qui a une foi ne l'affirme, ne la confesse, même en public dans ses discours. Il ne peut toutefois pas prétendre l'enseigner, ni dans ses discours, ni dans les lois parce qu'il est laïc et qu'il s'adresse à tous. Il doit également, quelle que soit sa foi ou son infidélité, respecter et faire respecter les droits universels de l'homme dont le principe est accessible à la raison et qu'à ce titre il peut enseigner. La laïcité, c'est la liberté. Le laïcisme (dont monsieur Souchet semble légèrement imprégné), c'est la servitude de l'esprit public.
C'est pourquoi, au nom de la liberté du peuple, je suis favorable à une France catholique.
Vive la liberté, vive l'égalité et vive la fraternité ! Vive la France catholique !

31.5.12

Le Pape est identitaire ?

Naturellement il ne milite pour aucun parti politique. Mais une des deux intentions de prière qu'il prescrit aux catholiques pour le mois de juin 2012 est


"Intention missionnaire :
 Pour que les chrétiens d’Europe redécouvrent leur identité et participent avec plus d’élan à l’annonce de l’Evangile."


Ceux qui prétendent être "identitaires" en rejetant le christianisme ont en réalité contre l'identité de l'Europe qui est le continent chrétien et par conséquent le continent universel (comme il y a des donneurs de sang universels). Ce qui n'exclut pas les autres éléments identitaires de l'Europe.




La oiseuse distinction entre constitution, décret et déclaration du Concile Vatican II

Sur "riposte catholique" spo (probablement le journaliste qui tient le blog "summorum pontificum") fait une "savante" distinction entre "constitution", "déclaration" et "décret" (Le Concile Vatican II a promulgué 4 constitutions, 9 décrets et 3 déclarations).

Dans leur aversion pour Vatican II, pourtant un concile infaillible en matière de foi et de mœurs, ces "traditionalistes" veulent distinguer entre ces trois expressions pour donner aux différents textes qu'elles concernent une autorité différente. 

Voici ce que j'ai posté comme commentaire il y a plusieurs jours et qui n'a toujours pas été publié :

"Dignitatis humæ n’est qu’une déclaration car ce qu’elle enseigne n’est pas du domaine de la foi, mais de la raison. Le texte ne fait que « déclarer » une vérité non révélée. Le fait que Dignitatis Humanæ n’est qu’une déclaration d’une vérité rationnelle est tiré d’un texte ou discours de Benoît XVI."

Et comme, comme d'habitude, les journalistes y vont de leur couplet sur l'antisémitisme chrétien qui aurait cessé du fait de Vatican II, j'ai ajouté le texte suivant qui n'a pas non plus été publié :

"En revanche, les accusations d’antisémitisme chrétien sont de la diffamation. Le catéchisme du concile de Trente (1564) contient déjà des considérations en faveur des juifs et contre la notion de décide appliquée aux juifs. Ces diffamations journalistiques sont odieuses."

Mgr Planet confirme

Involontairement, Mgr Planet, évêque de Carcassonne et de Narbonne confirme  l'information que je donnais hier dans mon post à propos de la lapidation des fidèles lors du samedi précédant Pentecôte :

"Ce type d'événement est malheureusement classique dans les quartiers défavorisés, l'ancien curé de ZUP que je suis peut en témoigner."

Je ne ferais qu'une réserve, c'est que la survenance de ce type d'événement n'est pas circonscrite aux "quartiers défavorisés".

L'évêque s'en prend aux "institutions" (il oublie sans doute que l'Eglise est une institution) et aux médias. Le reproche adressé aux médias est odieux : il leur reproche d'avoir fait leur travail en informant. Il confirme que ce genre d'événement est "classique" (il a voulu sans doute dire "fréquent", "habituel") et est toujours passé sous silence. Il voudrait que cela continue.

Le droit d'être informé est un droit de l'homme inhérent à la démocratie. Ce droit permet aux citoyens de décider en connaissance de cause lorsqu'il participent à la vie publique, ce qui est leur droit et leur devoir. Occulter volontairement des faits de violation du droit à la liberté religieuse est donc une faute contre les droits de l'homme et contre la démocratie.

Accès aux médias et incarcération

Le nommé Dominique Strauss-Kahn subissait un contrôle judiciaire qui lui interdisait d'entrer en relation avec les médias. Les juges d'appel du contrôle judiciaire, la chambre de l'instruction, a décidé de supprimer cette restriction à la liberté.

Les avocats de monsieur Strauss-Kahn ont crié à la victoire des droits de l'homme. («Nous sommes très satisfaits que cette atteinte aux libertés fondamentales soit réparée», s'est réjouie mercredi une avocate de DSK, Me Frédérique Baulieu.). Pour eux, l'interdiction de communiquer avec les médias violaient les droits de l'homme. Mais, si c'était vrai, les prisonniers qui ne peuvent entrer en relation avec les médias, verraient leurs droits violés, comme ils verraient violés leurs droits à la liberté d'aller et de venir, droit encore plus fondamental.

Cependant tout le monde s'accorde pour dire que la détention provisoire, la privation de liberté, droit fondamental, est parfois nécessaire lorsque les nécessités de l'enquête le commande. C'est la loi (article 144 du Code de procédure pénale). A fortiori donc, l'interdiction d'entrer en relation avec les médias est proportionnée au nécessité de la répression des crimes (sans préjudice de la culpabilité de la personne mise en détention).

Or, l'accès aux médias peut servir à faire passer des messages à ceux que l'on ne peut rencontrer, à faire pression sur les témoins etc. Dans le cadre d'une enquête criminelle, il n'est donc pas exact de dire que l'interdiction de l'accès aux médias viole les droits fondamentaux de l'homme. Au contraire, cette faculté laissée à un homme influent qui peut facilement contacter les journalistes, met en danger le devoir qu'ont les magistrats d'infliger des peines.

Voyons ce que dit à ce propos le Compendium de doctrine sociale :


"402 Pour protéger le bien commun, l'autorité publique légitime a le droit et le devoir d'infliger des peines proportionnées à la gravité des délits. L'État a la double tâche de réprimer les comportements qui portent atteinte aux droits de l'homme et aux règles fondamentales d'une société civile, ainsi que de remédier, par le biais du système des peines, au désordre causé par l'action délictueuse.(...)"

Les devoirs de réprimer et de remédier justifient que les conditions d'une enquête objective  soient réunies et justifient en conséquence des restrictions à certains droits fondamentaux.

30.5.12

Lapidation de fidèles à Carcasonne : mon témoignage


A Carcassonne des fidèles ont été lapidés pendant la messe de Pentecôte (messe anticipée du samedi). Selon les médias, il n'y aurait pas eu de blessés. Le clergé minimise, la police aussi.

Je peux témoigner avoir assisté à un chahut un après midi dans une église par des enfants. Les dames présentes n'avaient rien dit, résignées. Les motivations étaient clairement "religieuses". Il s'agissait de violation de la liberté religieuse, de persécution des catholiques. J'ai eu aussi le témoignage d'un prêtre sur l'urine répandue dans une église durant un après midi. Le prêtre avait prié l'urineur de réparer les dégâts, mais devant les menaces de l'urineur, il avait renoncé... et avait donc sorti... le seau et la serpillère. Le prêtre n'avait pas déposé plainte. A Marseille un sacristain a été tué dans une église à l'heure de repas, voici quelques années. Il y a environ un an ou deux un église de banlieue à Avignon avait donné lieu à des déprédations (jets d'excréments sur l'église) et les fidèles avaient été lapidés. On n'en a plus entendu parler, probablement parce que le prêtre s'est lassé ou il a été menacé...

Ce genre d'affaires est donc loin d'être exceptionnel. Le silence des médias est général pour la raison probable qu'ils ne sont pas mis au courant. Je ne sais pourquoi cette affaire de Carcasonne est "sortie", car il doit y en avoir des milliers chaque année en France. Il ne faut donc pas que le clergé se fatigue à nous raconter ce qu'il nous raconte en prétendant que ce n'est pas un événement majeur. Ce n'est pas un événement majeur parce que c'est probablement tous les jours, mais c'est un événement majeur parce que c'est une violation de la liberté religieuse. La liberté religieuse n'est pas protégée en France, même pas par le clergé catholique.

Or la liberté religieuse est le droit pivot des droits de l'homme. C'est parce que l'homme est capable de religion qu'il a des droits fondamentaux.

Benoît XVI ne veut pas "reconnaître" la Fraternité saint Pie X

Le Salon beige titre triomphalement "Benoît XVI veut reconnaître la Fraternité saint Pie X", mais le corps de l'article n'est qu'un des nombreux textes de Mgr Fellay sur la question.

Mgr Fellay s'appuie sur le sempiternel : "Le Pape voudrait "nous" reconnaître, mais il en est empêché par son entourage."  Ce récit d'une part est injurieux pour le Pape, d'autre part ce récit trompeur permet de faire croire que le problème est à Rome. Alors que le problème est chez les lefebvristes qui se pensent les gardiens du dogme et veulent la soumission du Pape à leurs revendications.

Il se peut que nous ne tardions pas à être sortis par le Pape de cette tromperie lefebvriste. Car la tromperie vise avant tout les adeptes et auditeurs de Mgr Fellay.

Enième campagne des médias contre le Saint-Siège

L'affaire de vol de documents dont a été victime de le Saint Siège donne lieu à une nième campagne contre le Saint-Siège. De victime le Saint Siège devient, dans les articles publiés, un organe corrompu par l'ambition. Cela ne trompe que ceux qui veulent l'être.

Voici une brève citation de Benoît XVI commentant ces faits le 30 mai 2012 :


"(...) les conjectures multipliées par certains média sont totalement gratuites, allant bien au-delà des faits réels et offrant une image du Saint-Siège sans rapport avec la réalité."

Des médias qui ne sont les truchements que de forgeries mises au point dans les arrières-boutiques ne sont plus des médias, mais des organes d'une propagande mensongère.

Serano et son œuvre profanatrice profanée

Vu sur le Dauphiné le procès intenté contre des personnes que la "justice" soupçonne d'avoir donné des coups de marteau (selon le journaliste) contre une "œuvre" du nommé Serano est prévu pour le mardi 5 juin à Avignon.

C'est drôle de lire que le "Piss-Christ" a été "profané".

Mettre une image religieuse dans un liquide qui est un excrément nauséabond, est évidemment une profanation. Serano fait une image de sa profanation. Cette nouvelle image, profanatrice, n'a de valeur marchande que par ce qu'elle profane.

Dans la création visible seul l'homme est religieux. C'est parce qu'il a une vocation qui n'est pas de ce monde.

En s'attaquant arbitrairement à une image religieuse, Serano viole la liberté de l'homme. L'Etat français se rend, lui aussi, coupable de ce délit en subventionnant ce genre d'exposition.

Les parties poursuivantes se font les auxiliaires de cette violation de la liberté religieuse, droit pivot des droits de l'homme.

Rappelons donc au journaliste, à la "justice" et aux autorités en général, la Convention européenne des droits de l'homme :


ARTICLE 9 Liberté de pensée, de conscience et de religion 

1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou  de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.

2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

Toute vocifération, insulte ou violence physique ou verbale, de la part de quelque intervenant que ce soit, lors du procès qui doit se tenir ne pourra rien contre cette vérité.

Un corolaire de la liberté religieuse, c'est que nul ne peut s'emparer d'une croyance pour la ridiculiser ou la profaner arbitrairement. Je rappelle à toutes fins utiles l'article 33 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse :


"Sera punie de six mois d'emprisonnement et de 22 500 euros d'amende l'injure commise, (...) [par image] envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée."

Ce procès sera donc une procès "à front renversé" où le délinquant se présentera comme victime.

29.5.12

Un héros catholique polonais : Witold Pilecki

Une vidéo sur Witold Pilecki via François Desouche :



28.5.12

La palme d'or de l'hypocrisie

Le film "Amour" du réalisateur Haneke est un film de propagande en faveur de l'euthanasie. C'est l'histoire d'un couple qui s'aime depuis des lustres et des lustres. Quand ils abordent les quatre-vingts ans, la femme devient démente. Le mari la tue donc sous les yeux du spectateur. Il paraît qu'aucun détail ne lui est épargné.

L'originalité du scenario est à couper le souffle.

Enfin, il est bon de savoir que ce film est. Car, à part madame Smits et ses amis, personne ne le dit.

Bien sûr, seule la valeur cinématographique a été prise en compte lors de l'attribution de la récompense. Le sujet n'y est pour rien et la coincidence du sujet avec la campagne actuellement en cours en faveur de l'euthanasie n'est que fortuite.

A propos de Mgr Fellay, monsieur Denis Crouant résume bien le problème doctrinal

Sur son blog de l'association "Pro litugia" dont l'animateur est monsieur Denis Crouant on peut lire à propos du dernier texte de Mgr Fellay chef de file des lefebvristes :

« Nous avons besoin d’être sûrs que nous pourrons continuer à faire ce que nous avons toujours fait jusqu’ici », dit le chef de file du mouvement lefebvriste. En clair Mgr Fellay aimerait que les "lefebvristes" soient réintégrés dans l'Eglise... à condition qu'ils aient le droit d'y manifester leur refus de suivre les enseignements conciliaires et magistériels. Une anti-Eglise dans l'Eglise en quelque sorte... »

 C'est parfaitement exact. Nous serons probablement plus avancés sur les "négociations" lorsque le Pape aura donné son avis, soit selon ce qui est prévu avant la fin du mois de mai.

Je pense que le Pape ne veut pas que nous restions encore dans l'indétermination. Les lefebvristes disent qu'ils ne sont pas condamnés doctrinalement, le Pape va donc les condamner. Car contrairement à ce que disent certaines personnes peu charitables, ce n'est pas parce qu'ils sont peu nombreux (ce qui n'est pas si certain) qu'il faudrait mépriser les prises de position lefebvristes. La doctrine n'est pas question de nombre. Parfois un seul auteur avec quelques centaines de lecteurs voit sa doctrine condamnée.