21.10.14

Communion spirituelle et péché manifeste

Ce qui caractérise les débats du "synode" est une grande confusion.

Un des « débats » semble avoir porté sur la « communion spirituelle » des « divorcés remariés ». Les deux termes du débat sur la « communion spirituelle » sont falsifiés.

1) La communion spirituelle est une prière, sans aucune manifestation extérieure spécifique, au cours de laquelle le croyant, après un acte de contrition également interne, « communie » spirituellement. N'importe qui, n'importe quand peut communier spirituellement, personne ne le saura et personne ne peut même le savoir (sauf Dieu).

2) La communion sacramentelle par manducation est un acte public. Elle est refusée aux « pécheurs manifestes » (voir mon post d'hier pour la référence à l'article du code de droit canon sur le « pécheur manifeste ») et pas seulement à ceux des catholiques qui vivent publiquement maritalement ou dans une situation irrégulière au regard de la foi catholique, mais à tout pécheur manifeste (comme celui qui s'abstiendrait d'aller à la messe les dimanches, ou refuserait manifestement de se confesser au moins une fois l'an ou militerait publiquement pour l'avortement etc.)

Donc le deuxième terme est aussi employé à faux sens.

Le débat n'a donc aucun intérêt véritable puisque aucun des deux termes de la question ne correspond à une réalité. En conséquence, le débat ne peut avoir qu'un effet: désorienter les debaters.

20.10.14

Sur la notion de pécheur public

Le pécheur public, c'était celui qui péchait publiquement au risque d'entraîner les autres dans son péché.

Ainsi étaient les concubinaires, ou ce qui est la même chose, les catholiques mariés vivant ensemble et mariés uniquement à la mairie. Mais aussi ceux qui n'assistent pas à la messe le dimanche. Sous l'Ancien Régime tous les catholiques assistaient à la messe du dimanche.

Cette notion dans laquelle j'ai été élevé semble avoir été abandonnée par le droit canon au profit de celle de "pécheur manifeste".

C'est le canon 915:

« Can. 915 - Les excommuniés et les interdits, après l'infliction ou la  déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. »

C'est donc de ce texte qu'il s'est agi lors du "synode" imaginé par le pape François. Il faudrait donc réformer ce texte.

À moins que le pape François ne considère qu'il ne faille plus considérer comme "péché grave et manifeste" de mépriser par ses actes la théologie catholique du mariage. Dans ce cas, le texte ne serait plus à réformer, mais la théologie du mariage.

En tous cas, ces discussions ne concernent que ceux qui ont la foi catholique. Et la foi catholique nous enseigne à la fois la liberté religieuse et un certain nombre de choses sur les dogmes et la discipline.

19.10.14

Céline et la critique de l'éspérance



Céline est antisémite car il est désespéré. Ce qu'il reproche aux juifs, c'est d'être porteur d'une espérance et d'un universalisme.  Les Juifs ont l'espoir de "l'année prochaine à Jérusalem". Il est matérialiste, darwiniste. Ce qu'il reproche aux Juifs, c'est d'avoir une espérance, même si elle est purement terrestre. Il est d'ailleurs aussi anti-chrétien par haine de l'espérance. Les Juifs, pour lui, sont inférieur au goys, car ils ont un espoir qui est une imbécilité.

C'est le voyage jusqu'au bout du désespoir de la négation de l'espérance. C'est une pensée véritablement horrible. Je ne conseille à personne de le lire. Car la nature de l'homme c'est d'avoir un espoir, contrairement à ce que depuis Descartes et l'abbé Meslier, en passant par Rousseau et Marx on nous enseigne comme vérité d'évidence.

« L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité. » Nietzsche
Il ne peut y avoir d'amour sans éternité.

Le désespoir ne veut pas l'amour, il ne veut pas l'éternité.

Synode: lliberté à l'égard du clergé

Du temps de Jean-Paul II, le 28 mars 2003, le Saint-Siège publie un document sur la reconnaissance par les autorités politique des unions homosexuelles. Ce document approuvé par le pape est signé du cardinal Ratzinger:

« Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience. »

Il est clair que ce document condamne comme faute morale le fait de simplement ne pas s'opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles.

En exécution de cette consigne des millions de personnes se mobilisent et vont dépenser du temps et de l'argent pour s'opposer au prétendu "mariage homosexuel".

Le 13 octobre 2014, le même site du Vatican publie la Relatio post Disceptationem où l'on peut lire:

 « 52.  Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires.  »

Au lieu de s'opposer de manière incisive, le même site prône de reconnaître qu'après des relations sexuelles illicites, les unions homosexuelles constituent une aide précieuse pour les « partenaires ».

Avant d'exécuter l'ordre, il fallait attendre le contre-ordre. Pauvre manifestants qui militaient pour l'homme, animal raisonnable ! Ceux qui ont rédigé le deuxième texte ne seront pas sanctionnés, ce qui démontre que ces opinions sont licites non devant Dieu, mais devant le pape et un certain haut personnel ecclésiastique.

Une partie du clergé dévoile son hypocrisie. Car la plupart de ceux qui ont pris partie pour le texte de 2014 étaient vivants et même en très grande responsabilité dans l'Église lorsqu'ils faisaient semblant d'approuver ce que le pape de 2003 approuvait. Leur attitude extérieure n'était pas en cohérence avec leur convictions secrètes.

Sans s'arrêter à ces constatations, réfléchissons à leurs implications: la liberté est grande dans l'Église. Une certaine vision de l'obéissance au pape est obsolète du fait de ces événements. tout en reconnaissant le pape comme gardien des clés, tout en constatant d'une autre côté qu'il est impossible d'adhérer aveuglément aux prises de position d'une partie du clergé. Ce qui était vrai hier ne peut être faux aujourd'hui. Cela s'était vérifié dès 1969 avec l'adoption de la "nouvelle messe" du sinistre Paul VI qui, en véritable tyran, méprisait la liberté des fidèles catholiques. Cela se confirme en 2014.

La raison donc les droits de l'homme, le droit au mariage s'opposent à la reconnaissance des unions homosexuelles, le droit à la liberté religieuse s'oppose à l'interdiction de l'usage du missel de saint Pie V et de Jean XXIII. C'est notre liberté d'avoir ces opinions.

18.10.14

Provocations ?

Pour avoir été trompé par l'État islamique version catholique de monsieur Bernard Dumont (Catholica), je me demande si les thèses de Dies iræ, groupuscule infiltré dans les milieux des catholiques traditionalistes, n'étaient pas le fruit des mêmes procédés de provocations sionistes.

Infiltration, "enseignement" paranoïaque, provocation, divulgation, répression. Comme le régime national-socialiste ne fut finalement qu'une gigantesque provocation à l'échelle de l'Europe, et par voie de conséquence, de la terre entière.

Bonne foi de France 2, affaire des Infiltrés ?

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu la « bonne foi » du service public lors de l'émission Les Infiltrés fondés sur des propos privés, parfois d'enfants surpris après provocation.

La « bonne foi », c’est principalement 1) le but légitime et 2) l’absence d’animosité personnelle.

1) Or on ne voit pas de but légitime car ce sont des propos privés. Chacun est libre de parler comme il veut en privé. Utiliser des propos privés surpris et utilisés arbitrairement, sans aucun contrôle de quiconque avant la diffusion, sur provocation de l’interlocuteur, c’est un but légitime pour faire connaître un milieu objectivement.

2) Quant à l’absence d’animosité… Introduire un militant communiste provocateur prétendant qu’il voulait se convertir et recevoir le baptême, c’est évidemment un geste qui ne traduit aucune animosité. Ce provocateur s'était fait nommer surveillant d'enfants dont il avait provoqué les propos. Ce qui, bien que caché aux téléspectateur, assurait un but particulièrement louable d'information objective.

D’ailleurs le nombre de catholiques traditionalistes travaillant dans les agences de presse et faisant carrière chez les juges témoignent qu’il n’y a aucune discrimination à leur encontre et ils sont suffisamment nombreux dans le milieu des juges pour qu’on soit assurés de l’impartialité des tribunaux.

Aucune émission à ma connaissance n'a employé les mêmes procédés pour faire parler des enfants juifs ou des professeurs juifs de yechivah au sujet de ce qu'ils pensent des « goys » ou ce qu'ils envisagent de l'avenir du monde. D'ailleurs ce genre de procédés serait justement condamné par les hommes de bien qui respectent les droits universels de l'homme.

16.10.14

Affaire des Infiltrés


Lu ici:
« Des catholiques traditionalistes ont perdu jeudi le procès en diffamation qu’ils avaient intenté contre un reportage en caméra cachée de l’émission Les Infiltrés, intitulée À l’extrême droite du Père. Quatre journalistes, dont le présentateur David Pujadas et le fondateur de l’agence Capa Hervé Chabalier, ont ainsi été relaxés par le tribunal correctionnel de Paris. »

Dans cette affaire le droit à la vie privée, le droit à la vie familiale, le respect pour l'enfance avaient été évidemment bafoués. Il en était de même naturellement du droit à l'information impartiale (reportage uniquement à charge et trafiqué). Maintenant, c'est le droit à un procès équitable (article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales).

À mon avis intenter une action pour un homme considéré par les juges, à tort ou à raison, comme "catholique traditionaliste" est plus que risqué. Un tribunal impartial, c'est un rêve inaccessible en France quand on est (ou que les juges vous ont catalogué) catholique traditionaliste. C'est encore plus vrai lorsque vous avez maille à partir avec un ou des francs-maçons. Cela est vrai au pénal et au civil.

14.10.14

François l'original

Lu sur le blog de monsieur Daoudal:

« Nous sommes tous appelés à ne pas réduire le Royaume de Dieu aux limites de la petite Eglise – notre toute petite Eglise – mais à élargir l’Église aux dimensions du Royaume de Dieu » (François à l’Angelus, hier).

Hors de l'Église point de salut. Mais les limites de l'Église nous sont inconnues. Si bien que certains peuvent être apparemment dans l'Église sans y être vraiment et que d'autres peuvent apparemment  ne pas être catholiques alors qu'ils le sont en réalité.

L'Église c'est le royaume de Dieu sur terre. Cependant je n'irai pas jusqu'à dire que l'Église n'est pas le royaume de Dieu sous prétexte de la vérité que j'ai énoncée au 1er paragraphe... Car François donne à penser que l'Église visible ne vaut rien ou presque. Or le royaume de Dieu, c'est l'Église qui nous donne la vie surnaturelle.

Tant de complications pour rire des fidèles et narguer les catholiques sincères ! Les tout petits discours de François n'ont pas beaucoup d'importance pour moi.

La nation, le peuple, la Déclaration de 1789, la souveraineté et Louix XIV




La nation n'est pas le peuple. Ce serait bien d'expliquer la différence car les deux termes se trouvent dans le "bloc de constitutionnalité".

Il me semble que la nation fait référence à deux fondements: un fondement ethnique (nation: naissance) et un fondement culturel. Selon moi, les rédacteurs de la Déclaration de 1789 avaient en tête que c'était la nation française qui commandait au-dessus du peuple. D'où l'interdiction du mandat impératif. Les députés auraient pour mission d'exprimer la volonté de la nation, alors même qu'ils seraient élus du peuple.

Votre conception de la "souveraineté nationale" s'oppose aux droits fondamentaux et inamissibles de l'homme conférés directement par Dieu à chaque homme et à tout homme. La "souveraineté nationale" ne peut donc être absolue. Elle est limitée par les droits de l'homme.

Historiquement Louis XIV se déclarait interprète de la volonté nationale, même s'il était roi par la grâce de Dieu. L'Ancien Régime contenait ainsi en germe le nouveau.

http://denismerlin.blogspot.fr/search?q=louis+xiv

Il faudrait réécrire la Déclaration de 1789 pour en éliminer les obscurités et les incohérences. Encore faudrait-il préalablement les appréhender.

Vos explications conduisent à un risque de totalitarisme agressif inhérent aux institutions de 1946 et de 1958 et à votre caste d'énarques.

De Gaudium et spes à Humanæ vitæ jusqu'au synode de Bergoglio

Souvenez-vous de Paul VI et d'Humanæ vitæ.

Pendant DES ANNÉES, Paul VI a laissé dire que la contraception orale, qui est un poison, pouvait être acceptée en cas de "conflits de devoirs".

Puis quand tout le monde, ou presque, était habitué à entendre dire que l'usage de la pilule n'avait rien de mal, il a sorti son encyclique dont l'impact était très fortement amoindri par l'attitude silencieuse de la papauté d'environ 1956 à 1968.

Nous avons aujourd'hui le même scénario. Il est impossible d'admettre à la communion des gens qui vivent en pécheurs publics. Tout le monde le sait.

Les arguments du genre, parmi les malfaiteurs, il y a une certaine entr'aide qui rappelle que nous devons nous aimer les uns les autres. L'acte du client avec la prostituée, rappelle l'acte vertueux des époux dans leurs lits... La prostitution n'est donc pas un mal absolu etc. Ces arguments sont risibles.

Mais le fait que l'on remue la vase ancrera dans l'esprit des gens qui veulent bien se tromper que dans le fond, ce qu'ils font n'est pas mal, vu que « les curés », au moins certains, les approuvent. Le débat augmentera la confusion et confirmera la pratique quasi générale des prêtres donnant la communion à des couples non mariés vivant publiquement en concubinage.

Cette attitude bafoue la royauté UNIVERSELLE du Christ sur les hommes.

Ensuite, il y aura un document qui réaffirmera (moyennant peut-être quelques réformes de détails) que l'on ne peut être pécheur public et communier. Mais le mal sera fait ou plutôt confirmé. Ceux qui répéteront publiquement ou en privé que l'on peut être pécheur public et communier ne seront en rien inquiétés, ni même contredits. Et le pape n'en parlera plus. Parce que la doctrine est connue...

En réalité, ce qui est en jeu, c'est la liberté humaine, la liberté religieuse et la cohérence PUBLIQUE de son attitude (communion acte PUBLIC, concubinage acte PUBLIC qu'il faut mettre en cohérence entre eux). Mais chuuut ! Pas de vérité, pas de liberté, s'il-vous-plaît, on s'en moque de la vérité et de la liberté, on se moque de la liberté des pauvres et du bonheur des enfants !

Certains au Vatican, et d'autres dans bien des évêchés se moquent de l'homme et de Dieu.

En réponse, du moins on peut l'imaginer, à ces idées que j'ai exposé chez Daoudal, un certain "liseur" écrivant sous le pseudonyme Athanase du Forum dit catholique a prétendu que Gaudium et spes avait condamné l'usage de la pilule. Il écrit contraception, mais l'allusion à la pilule est évident. J'ai vérifié.


Il y a cela:

« En ce qui concerne la régulation des naissances, il n’est pas permis aux enfants de l’Église, fidèles à ces principes, d’emprunter des voies que le Magistère, dans l’explication de la loi divine, désapprouve [118]. »
Et en note 118 : [118] Cf. Pie XI, Encycl. Casti Connubii : AAS 22 (1930), p. 559-561 ; Denz. 2239-2241 (3716-3718). – Pie XII, Alloc. Conventui Unionis Italicae inter Obstetrices, 29 octobre 1951 : AAS 43 (1951), p. 835-854. – Paul VI, Alloc. ad Em.mos Patres Purpuratos, 23 juin 1964 : AAS 56 (1964), p. 581-589. Par ordre du Souverain Pontife, certaines questions qui supposent d’autres recherches plus approfondies ont été confiées à une Commission pour les problèmes de la population, de la famille et de la natalité pour que, son rôle achevé, le Pape puisse se prononcer. L’enseignement du Magistère demeurant ainsi ce qu’il est, le Concile n’entend pas proposer immédiatement de solutions concrètes. »


Ce qui était déjà condamné, c'était l'onanisme etc. mais pas la pilule qui n'existait pas... Or la "pilule" fut mise sur le marché en 1955, donc Paul VI avait volontairement laissé en suspens cette question ce qui permit avec l'aide du clergé la diffusion de la pilule dans la société occidentale, au grand détriment de la santé physique et mentale des femmes ainsi que de la société tout entière.

La loi Neuwirth date de 1967...

Gaudium et spes a participé, par sa note de base de page, à la diffusion de la pilule en étalant un prétendu doute sur cette question.

On nous refait le coup en 2014 par ce synode dirigé dans le fond contre le mariage et contre la liberté des fidèles catholiques.